Idiot-Midget

25 juillet 2010

Vendanges

Il faut vendre les enfants,

Vendre les femmes et leur sang.

Il faut vendre toujours plus,

Vendre toujours plus loin.

Il faut vendre sans ce soucier

De ceux qui en paient le prix.

Il faut vendre sans reverser,

L'Afrique est un village pommé.

Il faut vendre la Terre,

Il faut vendre le ciel et les mers.

Il faut vendre toujours mieux,

Vendre encore plus cher.

Il faut vendre la guerre,

Les soldats sont là pour ça.

Il faut vendre ton corps,

Il faut vendre tes reins et ton coeur.

Il faut vendre aux plus forts,

Vendre sans avoir peur.

Il faut vendre ta vie,

Ne t'en fais pas, elle a un prix.

Il faut vendre tes cris,

Il faut vendre tes amis.

Il faut vendre jusqu'à l'infini,

Ta passion et tes envies.

Il faut vendre sans rien omettre,

N'oublier aucune parcelle de ton être.

Il faut vendre chaque chose,

Il faut vendre des pauses.

Il faut vendre sur le net,

Vendre ta virginité ou de l'inceste.

Il faut vendre l'avenir et le présent,

Le passé est vendu depuis longtemps.

 

25 juillet 2010

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Glas

J'entends encore les cris,

Et la guerre qui bat au loin.

Je sens dans mes veines

Le sang de la haine.

Des myriades d'enfants en colères

Qui se battent, qui se saignent.

Je vois dans le monde

Des milliers de bombes

Qui coupent dans la fleur de l'âge

Les fleurs pourtant si sages

Et éclaboussent les anges

D'une poussière bien étrange.

J'ai dans la bouche le goût âpre

Des crimes si âcres

Perpétrés par les Hommes

Armés de pensées qui détonnent

Contre des populations

Aveugles de passions.

J'ai contre la peau la sueur dégoulinante

De centaines de morts, de blessés sans entente

Qui me frissonnent et me labourent les chairs

D'un poison nommé colère

Qui s'étouffent dans leurs mots

Par delà le sinistre rideau.

Dans mon coeur qui a cessé de battre,

Le sang se gèle, il s'apprête.

Bientôt retentiront en coeur les carillons

Appelant leurs fidèles à se ranger

Pour mener une guerre ultime

Sans but ni passion.

 

 

25 juillet 2010

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Etirer le monde

 Je veux toucher les étoiles juste une fois,

Voir les rêves se réaliser,

Comprendre les choses,

Être une larme dans les yeux d'un enfant,

Rire avec la vie,

Me perdre dans les souvenirs,

Devenir ivre de folie,

Voler avec les oiseaux,

Danser avec les anges,

Manger des roses

Et jeter du bonheur sur les autres.

Je veux un monde moins brutal,

Entendre les rires des gens,

Sentir le désir se dépasser,

Epier les mouvances des esprits,

Caresser l'amour d'un autre,

Frapper les guerres

Et hurler les moutons qui y partent.

Je veux mordre les sons,

Ne plus vivre d'argent,

Echanger les sens,

Capter la rage de la Terre,

Dominer le vide,

Fuir les torture,

Voir disparaître les vélhéités

Et m'endormir dans un nuage.

Je veux une utopie

Sans faille ni mensonge.

Je veux un mot pour aimer

Qui ne m'emprisonne pas.

Je veux un dessin

De mon corps, mon coeur et mon âme.

Je veux une chanson

Qui ne me lasse jamais.

Je veux une mer ivre,

Une armée de vie

Et un couteau dans la plaie.

 

25 juillet 2010

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08 mai 2010

Seul

On s'était un jour juré

L'amour pour l'éternité

Mais tu es parti

Et j'ai ce doute ici

L'amour dure t-il encore

Bien après ta mort ?

 

Dis-moi toi qui m'aimes

De là où tu règnes

Si ma question est une erreur

Si elle est erronée ou fruit de peur

Réponds-moi mon coeur

L'amour après la mort ?

 

Je vis dans cette frayeur

D'avoir perdu ton pauvre corps

Alors je passe chacune de mes journées

A tenter de le retrouver

Parce que ma terreur

C'est que ton amour soit mort

 

Je ne peux pas croire à cette solitude

Je vie, ou j'essaie, comme d'habitude

Mais tu me manques tant

Toi qui est hors du temps

Je sais que je vis à tort

Mon amour, m'aimes-tu encore après ta mort ?

 

8 mai 2010

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16 octobre 2009

Osmose

Je t'offrirais une  nuée de roses

Je t'offrirais un coeur battant

Je te dédierais ma prose

Et les rires de tous les gens.

Je te donnerais ma tendresse

Je te dédierais mes regards

Te réserverais mes caresses

Et chacun de mes cauchemars.

Tu seras mon confident,

Tu seras ma fleur de joie,

Mes pensées, mes sentiments

L'origine et le dépositaire de mes tourments.

Mon coeur te seras ouvert, 

Mon âme comprendra la tienne,

Mon être te seras offert

Ainsi que chacune de mes veines.

Puis un jour, un beau jour,

Soudainement, sans prévenir

Les mots sortiront sans atours

Et te feront martyr.

Deux syllabes dont un sujet,

Pour te lier à jamais,

A moi être insignifiant,

Je t'aime, toi, mon amant.

Mais aujourd'hui, à chaque instant,

Je ne peux dire que bêtement,

Que toujours je t'attends,

Ou te caches-tu mon doux amant ?

 

 

 

16 octobre 2009

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11 octobre 2009

Mode

Plus un regard

Depuis des mois

Il rentre de plus en plus tard

Te laissant en plein émoi

Tu pleures souvent

Il ne rit plus

Tes yeux sont désemparants

Ton visage meurtri

Il erre un peu partout

Ses yeux regardent chaque chose

Mais glissent sur ton cou

Pour voir une autre prose

Tu lui es invisible

Désincarnée

Futile

Banalisée

Prévisible

Cassée

Horrible

Détestée

Et tu pleures, tu pleures

Mais tu es bien idiote

Sèche tes larmes de malheur

Cesse d'être sotte

Quand diable as-tu été utile ?

A quoi peux-tu encore servir ?

Tu es une partie du passé subtile

De cet homme tendre, père de ton martyr

Ne t'inquiètes pas pour ton devenir

Il ne te jettera pas

Il garde ses anciens souvenirs

Y compris la boucle belle comme soie

Que tu étais il y a longtemps

Toujours perchée à son oreille,

Mais les hommes sont changeants

Rarement ils vivent avec la Merveille

Car au plus profond de leur coeur

Il y a quelque chose de très fort

Qui les pousse à s'éloigner du bonheur

C'est un mauvais sort, encore et encore

Qui vient frapper régulièrement

A la porte du quotidien humain

Et qui dit allègrement,

Que la beauté de la vie c'est l'inconnu demain.

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08 août 2009

Au delà de la vitre

Eparse est la vie qui nous sépare

Toi et moi...

Chacun du côté du miroir

Cerclé de bois...

Je caresse ta peau ivoire

J'ai froid...

Rien ne se brisera ce soir

Encore une fois...

J'aime venir te contempler ici

Souvent..

Prisonnier et vitrer ainsi

C'est dément...

Je t'admire, te caresse et supplie

D'être mon amant...

Toi sur la toile à qui je crie

De m'emmener hors du temps...

Août 2009

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14 mars 2009

Dépendance

Les yeux, les lèvres, la peau.
L'ambiance, l'attitude, le sourire.
La voix, les mots, les expressions.
Le coeur qui s'accélère.
Les dents qui croquent la lèvre
Réprimandent des pulsions.
Il bouge, il parle, il sourit.
Le coeur bat de plus en plus vite.
Les yeux, les lèvres, la peau.
L'envie de le toucher.
L'ambiance, l'attitude, le sourire.
Le besoin d'être avec lui.
La voix, les mots, les expressions.
L'impossibilité de ne plus le regarder.
Et ce besoin de ne jamais plus le quitter,
L'impression d'être le prisonnier
De cet être banal si particulier.

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Ephémère

Mens-moi.
Laisse moi croire que
Je suis pour toi
Le seul, l'unique,
L'objet le plus important et
Que je fais de toi
Un être meilleur chaque fois
Que je te souris timidement.

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Mots

Les mots ne sont là que pour moi.
A chaque parole équivalent des lettres, des mots.
Les mots sont une force, une arme
Mais les mots ne sont pas des actes.
Propagande, belles paroles et mensonges,
Les mots peuvent engendrer des actes.
Des actes peuvent être à l'origine de mots.
Un nom n'est rien de plus qu'un moyen,
Un moyen de reconnaissance.
Les symboles ne sont pas dans les mots
Mais dans la signification qu'on leur donne.
Le nom ne créé pas l'identité, le caractère,
Mais chaque caractère fait le nom.
Les mots peuvent faire les différences,
Mais ils peuvent engendrer des unions.
Religion, vie, mort, santé, maladie
Des mots qui regroupent des castes.
Chaque caste est différente.
L'orateur n'est rien d'autre que le maître.
Ce qu'on pense,
Ce qu'on dit,
N'a que le sens qu'on lui attribue.

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